Vers un nouvel âge glaciaire?

Selon la Nasa, l’activité du soleil a connu deux temps forts durant les 13 dernières années, en 2001 et 2012. Les chercheurs de l’agence américaine ont en effet observé que l’activité solaire est à l’heure actuelle à son plus bas niveau depuis près d’un siècle et en conclut que d’importants changements climatiques pourraient se préparer.

Concrètement le nombre de taches solaires est en forte diminution depuis 2011 et les éruptions solaires sont de plus en plus rares et perdent en intensité. Ce qui fait dire à Mike Lockwood (Université de Reading) que nous pourrions d’ici 40 ans retraverser un âge glaciaire tel que nous l’avons connu notamment entre 1645 et 1716, lors de ce que les astrophysiciens appelent le « Minimum de Maunder », une époque durant laquelle le nombre de taches solaires a connu une forte diminution.

L’été dernier, alors que les astrophysiciens s’attendaient à une activité solaire très intense, il n’en fut rien. Le physicien Richard Harisson, qui suit les cycles solaires depuis plus de trente ans, a quant à lui déclaré n’avoir encore jamais observé tel phénomène. Allons-nous dès lors vers un nouvel « âge glaciaire »? Les Australiens en sont convaincus, mais les Européens ou les Nord-Américains beaucoup moins.

Si ces prévisions se confirment, mais tous les scientifiques ne partagent évidemment pas ce point de vue, elles pourraient avoir deux impacts majeurs. Le premier sur la viticulture bien sûr, le second sur le réchauffement climatique qui serait en partie compensé par ces baisses de températures annoncées. Toutefois Mike Lockwood a lui-même récemment déclaré à la BBC qu’un nouvel âge glaciaire n’influencerait que très peu notre climat, n’entraînant la perte que d’un ou deux degrés. Bref, nous allons, comme d’habitude, continuer à écouter les prochains bulletins météo…